Les suprêmes d’Edward Kelsey Moore publié chez Actes Sud

Quand on dit Les Suprêmes on pense à ce groupe de musique des années 60 mené par Diana Ross qui chantait « Baby love »,  » You can’t hurry love ». Trois jeunes femmes dans des robes à paillettes qui ont participé au trou de la couche d’ozone an faisant une importante consommation de Hairspray.

les suprêmesCependant  le roman d’Edward Kelsey Moore publié aux éditions Actes Sud ne nous parle pas de ces trois chanteuses. Mais d’ Odette, Clarice et Barbara Jean. Toutes les trois vivent à Plainvew dans l’Indiana, et l’étrangeté de leur naissance fait s’agiter les langues de vipères : Odette est née dans  un sycomore, Clarice a fait la Une d’un magazine et Barbara Jean avait 4 papas. Autant vous dire que ces trois bouts de femmes ont des choses à nous raconter. Surnommées les Suprêmes parce qu’elles sont inséparables et qu’elles ont du caractère elles nous entraînent dans leur lieu de rencontre privilégié: le restaurant de  Big Earl où la chaleur de l’Indiana et la présence de Minnie  la voyante (pas si voyante que ça) nous met immédiatement dans l’ambiance d’un agréable roman.

On rit grâce à Odette qui voit sa mère morte fumer et picoler en compagnie de madame Roosevelt.  On a des élans de féminisme grâce à l’émancipation de Clarice, des envies de révolte grâce à Barbara Jean. Et encore plus de sentiments qu’il n’en faut. Je ne vous parle même pas de l’organisation d’un mariage qui ressemblerait plus à un spectacle son, lumière avec arrivée de la mariée dans un nuage rose.

Un roman qui ne remue pas le « tréfonds » mais qui procure quelques émotions et beaucoup de plaisir et… c’est déjà beaucoup.